出品者からのコメント
Créé à Istanbul en 1996, Baba Zula est constitué de Levent Akman (percussion, rhythm
machines,toys), Murat Ertel (saz and other strings,vocal), et du joueur de darbuka Coşar
Kamçı qui a remplacé Emre Onel in 2005. BaBa Zula a ajouté l'artiste dessinatrice Ceren
Oykut sur ses live en 2004. Sa présence sur scène a ajouté un aspect visuel important aux
performances de Baba Zula.
Baba Zula est un groupe de scène par excellence qui cherche à présenter à son public un
spectacle live unique. Généralement, leurs performances sont des mélanges de styles
artistiques incluant musique, danse du ventre, costumes, poésie, théâtre, dessin et font vivre
au spectateur une expérience audiovisuelle inoubliable.
En mixant des instruments orientaux comme le darbuka, le saz électrique, les cuillères en
bois, avec de l'électronique moderne, BaBa Zula crée son propre son qu'ils définissent
comme du « Dub Oriental ». Alors que le ney (flûte) représente la tradition Sufi Islamique
ancienne, et la clarinette symbolise la musique Turque Gypsie, le saz électrique et les
cuillères en bois sont les références musicales de la Turquie originelle qui depuis l'époque
pré-islamique, les temps chamaniques, à travers l'Anatolie a traversé les époques jusqu'à
l'Istanbul d'aujourd'hui.
Malgré l'impression que peut donner le terme de « Dub Oriental », la musique de Baba Zula
est en fait assez proche du rock'n'roll des années 60.
Baba Zula nous fait partager leur héritage culturel à travers leur musique, une musique née à
Istanbul et influencé par la mémoire d'Istanbul transmise d'une génération à l'autre.
Le groupe, qui a toujours fait participer des musiciens invités sur ses concerts et sur ses
albums, a été accompagné par de véritables stars comme Selim Sesler (maître de clarinette
Perse), la chanteuse canadienne Brenna MacCrimmon (spécialisée en musique folk
balkanique), Alexander Hacke (E.N.), Fred Frith (Henry Cow, John Zorn, etc), Jaki
Liebezeit (Can), Hüsnü Şenlendirici (Clarinette de "Laço Tayfa"), Ralph Carney de San
Fransisco (saxophoniste de Tom Waits et B52's) et la diva Semiha Berksoy (première
chanteuse de l'opéra Turque et artiste peintre).
Baba Zula revient à sa formation d'origine autour de ses
membres historiques et des invités familiers comme la
chanteuse Brenna MacCrimmon. Les influences turques
traditionnelles de cet album se retrouvent dans les
compositions de personnalités importantes dans l'histoire
de la musique turque comme Neşet Ertaş, Pir Sultan Abdal
ainsi que dans les techniques d'enregistrement
analogiques du producteur Turque Mehmet Ates. Ce
gourou old school du disque turc a su faire infuser pour la
musique de Baba Zula les tisanes d'un pur rock'n roll
analogique qui avait enchanté leur adolescence. Ainsi, cet
album est roots d'au moins deux façons. La première, c'est
que le groupe renoue avec son envergure de départ, celle
du trio. La seconde, peut-être moins évidente, c'est le fait
que Baba Zula s'est ouvert à de nouveaux horizons au
printemps 2007, lors d'une tournée au Japon, décisive
quant à la maturation de leur style actuel : “l'oriental dub”.
Assistés par un ingénieur du son japonais, avec lequel ils
se sont liés d'amitié pendant ce voyage, nos musiciens
intègrent désormais à leur palette des techniques extrêmeorientales,
tout en regardant également du côté du blues,
du psychédélique, du nyabinghi jamaïcain et du dub.
L'album est enlevé, inventif, excentrique et joyeux : du
concentré d'Istanbul.
Exemplaire hors commerce en pochette cartonnée.